Vanessa's Lunch Box

Encore une ré-édition Tamiya d'un kit de 1987.
Ce modèle "grosses roues" 2 roues motrices est orienté purement loisirs. Il rebondit sur tous les obstacles du terrain, sa tenue de route est particulièrement aléatoire et sa direction plus qu'approximative. Dès qu'on met les gaz, il lève les roues avant : wheeling garanti sur plusieurs mètres (s'il ne finit pas sur le toit). Prendre un virage serré à pleine vitesse garantit aussi de finir en tonneau. On peut donc difficilement faire pire en terme de comportement : c'est pourtant le concept de ce modèle et ce qui fait son succès, sans oublier son look ravageur.
La famille de Vanessa 
Le Lunch Box et son jumeau le Midnight Pumpkin comptent parmi les plus gros succès commerciaux de la gamme Tamiya. Ces deux véhicules sont dérivés d'un modèle encore plus ancien (à quelques aménagements près).
58044 Mitsubishi Pajero
 | 58063 Vanessa's Lunch Box 
 | 58070 Midnight Pumpkin
 |
Les deux modèles "grosses roues" ont été récemment réédités : une version "normale" pour le Lunch Box, puis une "Metallic" pour le Pumpkin et enfin une "Gold" pour le Lunch Box. Le Pajero n'a pas été réédité, tout du moins pas avec ce châssis (il existe un Pajero sur un châssis XC orienté trial) et avec une carrosserie différente.
58347 Lunch Box 
 | 58365 Midnight Pumpkin Chrome Metallic
 | 49459 Lunch Box gold Edition
 |
Etrangement, la référence à Vanessa dans le nom officiel de la réédition du Lunch Box a disparu. Et pourtant, elle apparait toujours sur la décoration. Dans tous les cas, la grande question reste : mais qui est donc Vanessa ?
Des réponses complémentaires à cette importante question peuvent également être trouvées dans son interview par BaraToZ 
En ce qui concerne le mien, je l'ai eu d'occasion : je vais donc me contenter de le vérifier entièrement et le passer sur roulements à billes. A noter que le pont arrière (toute la partie transmission) est strictement identique à celui du Hornet. La carrosserie a vécu (normal pour un modèle d'occasion, a fortiori pour ce modèle qui adore finir les 4 roues en l'air) : je prendrai peut être le temps de la rafraîchir un peu. Je continuerai de rouler avec celle-là en alternance avec celle en lexan qui était fournie vierge avec le lot. La décoration pour cette dernière sera très différente (quand je prendrai le temps de m'en occuper). Une troisième carrosserie suivra, neuve et peinte avec une couleur alternative.
Photos du kit à son arrivée :

Les modifications
J'ai réalisé quelques modifications sur le châssis suite aux conseils de Tamiyosho et CactusZeBest sur
Vintage-RC :

pose de rondelles de caoutchouc sur les têtes de vis des amortisseurs avant et arrières. Elles ne claquent plus sur le châssis lorsque la suspension se détend. Ces rondelles de caoutchouc
sont de simples découpes dans le manchon qui protège l'axe d'un moteur lorsqu'il est neuf et emballé.

inversion des corps d'amortisseurs entre les trains avant et arrière : les arrière sont plus longs. En les passant à l'avant, ils rendent le ressort plus ferme et permettent de corriger l'affaissement naturel du train avant qui roule maintenant à plat et non plus sur l'intérieur des pneus. L'ajout d'une câle pour durcir encore le ressort permet de corriger complètement le problème.

pose de limiteurs de débattement pour éviter que les roues ne frottent sur la carrosserie lorsque les amortisseurs sont compressés (train avant et arrière).

ajout d'un lest de 100 grammes sur le train avant pour limiter le wheeling (je n'ai pas la roulette arrière). J'ai supprimé ce lest sitôt que j'ai reçu la roulette.
Voici ce que ça donne en images :
Pendant que je m'obstinais à trouver les bons réglages pour le train avant, j'ai découvert un problème sur le train arrière. Les pièces assurant l'entraînement des jantes étaient cassée pour l'une, fendue pour l'autre. Probablement parce que l'écrou de serrage des jantes sur l'axe avait été forcé. J'ai donc recollé les morceaux, bouché les fêlures avec de la colle, et vissé ces pièces directement sur la jante. Si elles devaient à nouveau casser, je devrai les changer par des neuves (heureusement en stock).
Dans l'ordre, les pièces B5 (transmission axe moteur / jante), le vissage directement sur la jante, et le tout remis en place.
Ce modèle possède un point faible : les supports de carrosserie qui encaissent très mal les erreurs de pilotage (qui se terminent systématiquement par un tonneau). La carrosserie en ABS est lourde et rigide : tout choc va donc exercer de très fortes contraintes sur les supports. Après en avoir cassé quelques-uns, j'ai décidé de modifier le système de fixation de la carrosserie, en suivant l'idée de Razowski, l'un des membres de
Vintage-RC. De toute façon, je n'avais pas le choix puisque 3 des 4 supports étaient cassés et que je n'ai pas de rechange
Le principe est de fixer des équerres sur le châssis aux emplacements des supports de carrosserie, d'y coller du velcro et de poser également du velcro aux bons emplacements sur la carrosserie elle-même.
Lors du montage des équerres pour fixer la carrosserie, je me suis aperçu que le châssis avait tendance à se déformer quand les suspensions travaillaient. J'ai réfléchis à une barre anti-rapprochement qui éliminerait le problème (risque de casse du châssis). Cette modification est souvent mise en place sur ce modèle, mais en utilisant les fixations des amortisseurs lorsque ceux-ci sont changés pour des modèles hydrauliques. Le système de suspension d'origine empêche le montage de la barre, mais grâce aux équerres, il devient possible d'installer la barre anti-rapprochement. A ma connaissance, c'est la première fois que cette modification est faite de cette manière avec la suspension d'origine.
Le montage est le suivant :
L'équerre est vissée au châssis par une seul vis (au plus près du coude). J'ai insèré une vis à bois (à l'envers) par le dessous de l'équerre
dans le second trou.
Concernant la barre, c'est une tige filetée avec des embouts d'amortisseurs à ses extrêmités. J'ai placé ensuite un petit tube de laiton dont la base est plus large que le corps à l'intérieur des embouts de la barre anti-rapprochement. Ces tubes vont permettre de laisser un
dégagement entre l'équerre et les embouts.
On positionne une rondelle par dessus le tout pour bien caler les embouts de la barre avant de visser d'autres embouts d'amortisseurs
pour maintenir fermement le montage.
Cela peut sembler compliqué à réaliser mais il n'en est rien : au plus, une demi-heure tout compris.
Ce bricolage est invisible une fois la carrosserie en place. La modification est parfaitement efficace car le châssis ne se déforme plus du tout lorsque les suspensions sont compressées. |

|
En inspectant le train arrière, j'ai découvert que les épingles étaient cassées. Ce sont elles qui assurent l'amortissement du basculement de pont. Encore un point faible pour lequel il existe 3 solutions (en dehors d'un remplacement des épingles).
Première solution : se fabriquer des épingles à l'aide du ressort d'une pince à linge. Je ne suis pas très convaincu car le ressort des pinces à linge est très dur et pourrait carrément bloquer le mouvement du pont.
Deuxième solution : bourrer de mousse la partie du châssis dans laquelle s'opère le mouvement. Pas convaincu non plus car il faut que les morceaux de mousse soient très bien collés, que la mousse soit suffisament résistante, et qu'enfin, elle ne s'abîme pas trop rapidement.
Troisième solution : le montage d'un troisième amortisseur. Le but est alors d'améliorer le principe du basculement de pont sans le bloquer car le train arrière sautillerait, mais pas trop mou pour qu'il soit utile.
J'ai utilisé un amortisseur à friction du
Blackfoot Xtreme. Il est monté tête en bas pour ne pas gêner la fixation au châssis. Le ressort utilisé est le plus souple disponible et j'ai installé la câle la plus épaisse possible.
Un tube de laiton (dont la base est plus large que le corps) sert à combler l'espace entre la fixation d'amortisseur et le châssis, tout en assurant l'écart indispensable pour que l'amortisseur ne bute pas contre le châssis.
De l'autre côté (à l'intérieur du châssis), un écrou assure le maintien (on aperçoit l'écrou derrière le récepteur radio).
Pour la fixation de la partie basse de ce troisième amortisseur, il faut démonter le train arrière (indispensable de toute façon), ôter ce qui reste des épingles et sortir la barre métallique qui sert d'axe au train arrière.
On doit ici découper en plein milieu du train arrière au niveau du renfort de jointure (à la scie sauteuse ou à la dremel) de manière à ce que l'embase de l'amortisseur puisse s'intercaler et ainsi être maintenue par la barre métallique lorsqu'elle est remise en place.
Il reste à remonter le tout et à tester lors d'une sortie. |
|
Le résultat avec ce troisième amortisseur est probant : le train arrière sautille beaucoup moins. L'amortissement et le basculement de pont sont plus progressifs et les réceptions de saut entrainent moins de rebonds incontrôlables. On gagne très nettement en motricité sur terrain accidenté sans que l'ensemble des modifications ne nuise au comportement très farceur du Lunch Box.
Quelques photos
En matière de pilotage, il faut prévoir "large". Adieu les belles trajectoires, Vanessa n'en fait qu'à sa tête et le pilote "comme il peut". La conduite sur sol à forte adhérence (type bitume) n'est pas des plus amusantes car il faut contrôler en permanence la fougue de l'engin. En revanche, l'herbe rase (très rase, comme un golf), la terre et tout particulièrement le sable sont eux des terrains de prédilection où le Lunch Box procure beaucoup de plaisir à la conduite et de francs éclats de rire.
D'autres photos sont sur
la galerie.
Dernière mise à jour 11/08/2010
C'est le deuxième modèle qui quitte ma collection après le Grasshopper II. Vanessa est maintenant partie rejoindre l'écurie d'un membre du forum Vintage-RC accompagnée de nombreuses pièces détachées pour lui refaire une beauté. Elle va donc poursuivre sa carrière de "wheeleuse déchainée" sous d'autres cieux et cette page ne sera donc plus mise à jour.
 |
Haut de page |
Première publication : 14 juillet 2007 Dernière modification : 18 mai 2011 |