Ce modèle est une version XB Expert Build. Totalement imprévu dans ma collection, il était vendu à un tel tarif que la radio et le variateur électronique qui sont livrés avec doivent représenter au moins 70% du prix payé. Je suis faible, je n'ai pas résisté 
Il s'agit d'un buggy 2 roues motrices d'entrée de gamme suffisamment bien conçu pour en faire un bolide tout à fait décent au prix de nombreuses options. Ce ne sera pas le cas pour celui-ci.

A gauche, mon Sand Viper, à droite la version "kit". Les différences sont les suivantes : le kit est fourni avec des roulements à billes partout (bagues en plastique sur ma version), des cardans de transmission en métal (plastique) et des amortisseurs hydrauliques (à friction).
Pour le moment, je vais me limiter à le passer entièrement sur roulements à billes et installer des amortisseurs hydrauliques après avoir fait un premier test "out of the box". D'ailleurs, et c'est assez décevant de la part de Tamiya, il faut impérativement huiler les amortisseurs dès la sortie de boite. Or la seule de la graisse est fournie (épaisse) pour la boite de transmission, ce qui ne servira à rien pour huiler la suspension. Ce qui revient à dire que le modèle est strictement inexploitable à la sortie de la boite, à moins de ne rouler doucement qu'en intérieur sur un sol plat. Le néophyte auquel se destine ce genre de modèle ne pourra qu'être déçu du comportement de son buggy qui risque de retourner aussitôt dans les rayons du magasin. Très mauvais point à mon avis, à moins qu'il ne s'agisse d'un "bug" sur le mien.
Le châssis du Sand Viper est le DT-02 inauguré avec le Super Fighter G.
58340 - Super Fighter G![]() 58374 - Sand Viper ![]() |
58344 - Desert Gator
![]()
58401 - Neo Falcon
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Il existe une version spéciale du châssis DT-02, le DT-02 MS (kit 49475) qui a été produite en série limitée. Elle rassemble toutes les options possibles ou presque et permet des règlages très fins pour ajuster le comportement du châssis en fonction de la piste et du pilotage.
![]() | Amortisseurs aluminium (53926)![]() | Cardans (53791)![]() |
Différentiel à billes (53863)![]() | Bielettes (53828 + 53942) ![]() | |
Dissipateur moteur (53831)![]() | Sauve servo renforcé (51000)![]() |
Il ne manque que les barres anti-roulis avant / arrière (53829). Equipé ainsi, le châssis ne peut qu'être plus performant, encore faut-il que le pilote ait le niveau pour s'en rendre compte.
Après la deuxième sortie, j'ai enfin reçu les différentes pièces pour améliorer ce buggy.
les roulements :
Il en faut 14 de type 1150 pour équiper entièrement le châssis. Ceci impose de démonter entièrement la boite de transmission et le train arrière. L'opération est très simple à réaliser et prend une heure à peine.
les amortisseurs hydrauliques :
Il faut monter des 50519 à l'avant et des 50520 à l'arrière. La notice de montage préconise d'utiliser le piston 2 trous à l'avant comme à l'arrière. Après tests, le bon choix est d'utiliser le piston 2 trous pour les amortisseurs avant et d'ajouter la plus grosse bague. A l'arrière, il est préférable d'utiliser le piston 1 trou, les ressorts "durs" (stiff) et d'ajouter toutes les bagues pour que l'amortisseur soit un peu plus ferme. Ces réglages permettront de conserver de la souplesse sur le train avant et d'éviter le talonnement de l'arrière du châssis. Accessoirement, j'ai choisi de remplacer certaines vis de fixation des amortisseurs par des rotules à bille : je ne suis pas du tout certain que ça change quoi que ce soit, mais ésthétiquement, je préfère.
le moteur et le variateur électronique :
Ce châssis mérite mieux que le Mabuchi 540. Après avoir hésité à monter un Sport Tuned en conservant le variateur TEU-101BK, j'ai finalement décidé de monter un moteur 23 tours Super Stock BZ (53930) couplé au nouveau variateur TEU-302BK (45028). Ce dernier est annoncé avec une limite de 23 tours sur les sites Tamiya, mais 17 tours par l'importateur allemand. Cette différence de spécification est assez surprenante. Dans tous les cas, le setup du 302BK est aussi simple que celui du 101BK pour la bonne raison qu'il est strictement identique 
Le tout en images :
14 roulements à billes type 1150![]() | Amortisseurs avant![]() | et arrière![]() | Moteur Super Stock BZ![]() | Variateur TEU-302BK![]() |
La boite du TEU-302BK avec la limite de 17 tours![]() | Copie du site TamiyaUSA![]() |
Le variateur TEU-302BK n'est pas très récent mais n'est pas encore disponible dans tous les pays (pas en France par exemple). Il vient compléter le TEU-101BK que Tamiya livre avec la plupart de ses modèles. Le 101BK accepte les moteurs jusqu'au Sport Tuned qui est un moteur 27 tours dans le monde entier, mais vendu comme un 23 tours en Europe. Jusqu'à présent, je n'ai jamais pu trouver la moindre information qui permette d'identifier cette différence et de la confirmer. Une chose est sûre : avec un Super Stock BZ (23 tours), le TEU-101BK fonctionne mais chauffe au point de couper après quelques minutes d'utilisation intensive. On peut donc en conclure que la limite du 101BK est au-delà de 23 tours.
Il serait donc assez surprenant que Tamiya propose un variateur électronique dont la limite serait de "seulement" 23 tours car la différence avec le 101BK ne serait pas très importante. C'est pourtant ce qui est annoncé sur les sites officiels de la marque dont celui de la filiale américaine. Il est peu probable que Tamiya produise un variateur électronique dont les spécifications changeraient en fonction du marché de destination : la limite de 17 tours telle qu'annoncée sur la boite de l'importateur allemand semble donc assez logique. Ce qui ne l'est pas, c'est que l'information ne soit pas identique selon les sources.

Mise à jour 04/08/11 : depuis la publication de cet article, mon Sand Viper a fait plusieurs sorties même si ce n'est pas le modèle que je préfère piloter.
Il a pourtant subi quelques modifications, au premier rang desquelles l'installation d'un moteur SuperStock BZ. La piste très sèche et offrant peu d'adhérence sur laquelle je le fais rouler l'a aussitôt transformé en un missile incontrôlable. En effet, si les pneus arrière parvenaient à passer l'essentiel de la puissance au sol (tant que les picots ont résisté), les pneus n'offraient aucune adhérence. Pour remédier au problème, j'ai changé les pneus d'origine pour ceux du Dark Impact à l'avant comme à l'arrière, mais sans grands résultats. La seule conclusion possible était donc évidente : le moteur SuperStock BZ offre beaucoup trop de puissance sur cette piste dont l'adhérence est très faible.
J'ai donc choisi de revenir à une configuration plus modeste à base d'un Sport Tuned et de transférer le SuperStock BZ dans mon Dark Impact. Les performances générales s'en sont bien évidemment ressenties immédiatement mais mon Sand Viper est désormais parfaitement contrôlable, même s'il a toujours une certaine tendance au sous-virage.
Le comportement reste sain, sans aucune surprise, et la fiabilité est au rendez-vous : malgré quelques errements de pilotage, le Sand Viper s'avère un buggy particulièrement fiable, solide et sans entretien. Comme avec le Dark Impact, le plaisir de pilotage réside dans la recherche des trajectoires, des points de freinage et de réaccélération, le tout dans le but d'aller le plus vite possible.
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Première publication : 29 octobre 2008 Dernière modification : 04 août 2011 |