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Porsche 959 Paris-Dakar Rally Winner Tamiya

Il s'agit d'un modèle acquis auprès d'un membre du forum Vintage-RC. Ce modèle a été assemblé à partir de pièces détachées neuves : il est en parfait état et n'a jamais roulé car il n'est pas terminé. Ce modèle me faisait déjà envie depuis plusieurs mois, et c'est en l'étudiant pour l'article sur la stratégie de Tamiya sur les modèles tout-terrain que j'ai littéralement flashé dessus.

Je considère ce modèle comme un véritable bijou du modélisme radio-commandé en général, et l'un des modèles les plus emblématiques jamais produit par Tamiya. En effet, il est un concentré de tout le savoir-faire de ce fabricant au moment de sa sortie en 1986 et reste de nos jours encore un modèle exceptionnel à plus d'un titre.



La famille de la Porsche 959

Seulement deux modèles utilisent cette plateforme, tous deux sont des véhicules très atypiques dans la gamme Tamiya et tous deux sont très avidement recherchés par les collectionneurs.


58059 - Porsche 959 Paris-Dakar Rally Winner (1986)
Tamiya 58059 Porsche 959 Paris-Dakar Rally Winner
Le boxart
Tamiya 58059 Porsche 959 Paris-Dakar Rally Winner
58064 - Toyota Celica Gr.B Rally Special (1987)
Tamiya 58064 Toyota Celica Gr.B Rally Special
Le boxart
Tamiya 58064 Toyota Celica Gr.B Rally Special

    La vidéo de promotion de la Porsche 959 (© Tamiya)
    
      La vidéo de promotion de la Celica Gr.B (© Tamiya)
     

Ces deux modèles ont des châssis identiques hormis quelques améliorations dont a bénéficié la Celica :
Flèche une barre anti-roulis avant
Flèche un différentiel central à billes
Flèche un cardan central renforcé
Flèche une suspension avant légèrement revue
Flèche le déplacement de la résistance du variateur mécanique

Toutefois, l'histoire du modèle radio-commandé de la Porsche 959 a été quelque peu mouvementée à cause des relations entre les deux constructeurs. Il semblerait que les prétentions de Porsche concernant le montant des droits de reproduction aient été revus à la hausse et que Tamiya n'ait pas désiré suivre l'enchère. Par ailleurs, des lois anti-tabac ayant été votées dans plusieurs pays à cette époque, il existe deux versions différentes de ce modèle qui retracent les aléas qu'il a subis :
Flèche la première avec le logo Porsche qui figure sur la boite et des autocollants "Rothmans"
Flèche la seconde sans le blason Porsche et avec des autocollants "Racing"

Bien évidemment, la première est la plus prisée des collectionneurs puisqu'elle a de fait été produite en édition involontairement limitée. Dans tous les cas, il se murmure au détour d'internet que Tamiya aurait détruit les moules de la carrosserie et qu'aucune réédition ne pourrait donc être envisagée pour ce modèle. Ce qui est en revanche avéré, c'est que la technique par moulage inversé utilisée pour réaliser les carrosseries si finement détaillées de ces deux modèles réduits a été abandonnée.



A l'arrivée

Le modèle a été assemblé à partir de pièces neuves issues de la Porsche 959 et de la Toyota Celica. L'assemblage n'est toutefois pas terminé et la carrosserie est à peindre et décorer.

L'annonce de vente était très claire et explicite, et je n'ai donc eu aucune mauvaise surprise : le vendeur que j'ai eu la chance de rencontrer pour la remise en mains propres est particulièrement honnête, ce qui reste malheureusement assez rare pour être souligné. L'inventaire des pièces manquantes est heureusement assez court, mais il va nécessiter une plongée dans mes caisses de pièces diverses et variées pour le compléter :
Flèche les renvois de servos
Flèche les supports de LED
Flèche divers élements de visserie, notamment des écrous

Enfin, au moins un pas de vis est endommagé pour la fixation inférieure d'un amortisseur sur le triangle avant gauche.


Les pièces principales
Tamiya 58059 Porsche 959 sale picture
Autocollants "Racing" et notice originale
Tamiya 58059 Porsche 959 sale picture
La carrosserie posée sur le châssis
Tamiya 58059 Porsche 959 sale picture

En ce qui concerne la carrosserie, il s'agit d'une reproduction : le lexan est beaucoup trop épais pour laisser le moindre doute à ce sujet, de même que la finesse de moulage de certains détails ainsi que sur les boucliers avant et arrière qui n'ont pas de retour sous le châssis. Malgré tout, la qualité de l'ensemble est plus qu'acceptable et me convient parfaitement. Mais il est bien entendu plus que souhaitable de le vérifier avant d'acheter, et je ne peux que là encore remercier l'honnêteté du vendeur. A noter que cette reproduction de la carroserie se trouve facilement sur ebay pour environ 35$.

Je n'apporterai aucune modification sur ce modèle car il n'y a guère de possibilités de le faire et parce que je n'ai pas non plus envie de le dénaturer : il est déjà bien assez complexe sans avoir à en rajouter. En revanche, je vais étudier l'implantation d'un variateur électronique à la place du mécanique d'origine eu égard à la puissance du moteur 540VZ Technigold : les accélérations seront plus progressives et solliciteront moins le châssis et l'ensemble de la pignonnerie.



Le châssis

Comme dit précédemment, le châssis a été assemblé à partir de pièces neuves par une personne qui l'a ensuite vendu. Je l'ai pour ma part acheté à un membre du forum Vintage-RC qui n'y avait pas apporté d'autre modification. Visuellement donc, le châssis semblait parfaitement monté, hormis un gros problème sur le triangle avant droit et l'absence de quelques pièces comme la canne d'antenne et la tringle du servo de direction. Toutefois, le châssis allait révéler quelques mauvaises surprises après une étude plus approfondie.


Réparation d'un triangle

Les plastiques sont si fragiles sur ce châssis qu'il est hautement recommandé de pré-percer avant de visser, et tout particulièrement sur les triangles. En revanche, pré-percer avec un foret de diamètre 3mm dans le but de visser une vis de 3mm, c'est une erreur stupide : c'est le problème auquel j'ai été confronté sur le triangle avant droit pour fixer la rotule de l'amortisseur. Je me suis donc mis en tête de réparer l'erreur qui avait été faite au montage : bonne nouvelle, j'ai trouvé une solution qui fonctionne et qui devrait intéresser les propriétaires de ce châssis car le problème est assez courant.

Le principe est le suivant :
Flèche reboucher le trou
Flèche pré-percer avec un foret de 2,5mm
Flèche utiliser un système de renfort
Flèche visser la rotule

Pour la première étape, j'ai utilisé du ni clou ni vis de Pattex : il s'agit d'une colle en pâte très résistante et qui a surtout les particularités d'être très dure une fois sèche et de ne pas attaquer le plastique ni de le rendre cassant (contrairement aux colles cyano par exemple). Il faut donc reboucher le trou avec cette colle en n'hésitant pas à bourrer la colle car la pâte n'est pas très liquide. Pas d'inquiétude si la pâte déborde un peu : une fois sèche, il est facile de la poncer et même de la peindre. Le séchage est annoncé en 48h mais j'ai remarqué que la pâte n'atteint sa pleine solidité qu'après 96h.

Deuxième étape : percer un trou au forêt de 2,5mm dans la pâte. Rien de difficile ici, il est seulement nécessaire de veiller à percer bien droit et de ne pas percer trop profondémment. L'idéal est de faire un repère sur le foret en se basant sur la longueur du pas de vis de la rotule qui devra être vissée.

La troisième étape est indispensable sous peine de faire éclater le plastique du triangle. En effet, le trou percé dans la pâte de rebouchage a un diamètre de 2,5mm, or le pas de vis de la rotule fait 3mm de diamètre. Ceci implique qu'il y a trop de matière à l'intérieur du trou : sous la pression de la rotule, la pâte va forcer sur le fragile plastique du triangle qui finira par se fendiller.
Le principe du renfort va donc être d'appliquer une force de contrainte extérieure de manière à empêcher le triangle d'éclater sous la pression de la rotule. Pour ce montage, j'ai utilisé un étrier métallique en U qui est une pièce facilement trouvable dans de nombreux kits. L'étrier va donc venir enserrer le triangle pour exercer une pression extérieure autour du pas de vis de la rotule.


Tamiya 58059 Porsche 959 repaired front arm Tamiya 58059 Porsche 959 repaired front arm

Les dimensions de l'étrier ne sont pas parfaites pour ce montage, mais c'est la pièce la plus compatible que j'ai pu trouver dans mon stock. Il est nécessaire de l'insèrer complètement sur le triangle puis de tordre les plaques à l'aide d'une pince de manière à enserrer le triangle au plus près.

La dernière étape consiste à visser la rotule : du fait de la fragilité du plastique, je recommande de serrer l'étrier de renfort avec une pince pendant le vissage de la rotule. Il faut également visser de manière très progressive mais régulière afin que le pas de vis soit recréé dans la pâte qui bouche le triangle. L'assemblage final est résistant et relativement discret bien que pas très esthétique : une fois le triangle remonté sur le châssis, la rotule résiste sans problème à la contrainte exercée par l'amortisseur mais je ne garantis pas que ce montage pourra supporter de fortes contraintes de roulage. A noter que ce montage pourra être difficilement envisagé sur la Toyota Celica Gr.B du fait de la présence à cet endroit de la fixation de la barre anti-roulis.


Improvisations

Lorsque les pièces nécessaires pour terminer un châssis sont manquantes, il n'existe que deux solutions : soit les avoir déjà en stock ou les acheter, soit faire preuve d'inventivité en utilisant d'autres pièces qui vont assurer la même fonction. La rareté et les prix des pièces pour ce châssis m'ont conduit à opter pour la seconde alternative.


Support pour le servo de direction
Tamiya 58059 Porsche 959 Custom servo mount
Fermeture de la trappe à accus
Tamiya 58059 Porsche 959 Custom battery door
Support de pare-choc intérieur
Tamiya 58059 Porsche 959 Custom inner bumper stay

Le servo de direction se fixe au châssis à l'aide d'une pièce dont je ne dispose pas et dont je n'ai pas pu trouver d'équivalent dans mon stock. J'ai donc improvisé avec un renvoi de servo fixé sur le châssis : la vis a donc été changée par une plus longue pour tenir compte de la présence de cette pièce.
La porte de la trappe à accus est celle qui était montée sur le châssis quand je l'ai reçu : le problème est qu'elle ne provient pas de ce modèle et qu'elle était trop haute pour laisser la place à la tringle de renvoi du servo de direction. Je l'ai donc sauvagement retaillée pour qu'elle puisse garder sa fonction tout en assurant le dégagement nécessaire à la tringle (qui sera ultérieurement couverte par un tube en laiton pour l'esthétique).
Les supports pour le pare-choc intérieur sont les deux colonnettes en alu : elles proviennent du système de montage d'un pare-choc en uréthane de TG-10 que j'avais commandé en trop pour le châssis de ma Ford Focus WRC 2001. Les colliers Rilsan visibles dans la partie supérieure ne font pas partie de ce montage, mais nous allons tout de suite voir à quoi ils servent.


Le câblage

Sur tous les modèles, c'est une partie fastidieuse à réaliser : premièrement parce que ce n'est clairement pas le plus agréable à faire, mais également parce que c'est une étape qui intervient alors que l'on a déjà pu s'assurer que tout fonctionne et qu'on meurt d'impatience d'aller enfin tester le châssis.
Sur ce modèle, le câblage est particulièrement épineux à réaliser proprement, à la fois parce que la place est comptée, mais aussi parce que la disposition des différentes parties du châssis n'aide en rien à séparer les câbles radio de ceux délivrant la puissance.

En pratique, voici l'organisation du châssis :

Tamiya 58059 Porsche 959 chassis layout


En partant du haut de la photo, l'espace vide à droite est prévu pour le servo actionnant le variateur mécanique qui se positionne devant lui (donc en haut plein centre de la photo). Le variateur mécanique est remplacé par un TEU-302BK, d'où l'espace vide. Le cardan central (toujours problématique à contourner proprement avec un câble pour qu'il ne s'enroule pas autour) fait une séparation avec la plateforme pour le récepteur radio et le moteur 540VZ Technigold. Le servo de direction et sa tringle de direction forment la dernière barrière sur la partie inférieure de la photo, séparant ainsi la sortie de la prise d'accu du reste du châssis. Dernier détail : la canne de support d'antenne radio se trouve à droite, devant la tête du moteur (on ne la voit pas sur la photo).

Pour être clair, les composants électroniques (variateur et récepteur) ainsi que tous les câbles doivent tenir sur la plateforme centrale qui est tout juste assez spacieuse pour les recevoir. Autant le dire tout de suite, il est impossible de réaliser un câblage digne de ce nom dans cette configuration, d'autant qu'il n'est pas envisageable de dépasser une certaine hauteur sous peine de ne plus pouvoir positionner le cockpit.

J'ai longtemps réfléchi, essayé et testé différents positionnements des composants pour arriver à une impasse : soit les composants se placent sur la plateforme et les câbles forment une assiette de spaghetti par-dessus, soit les câbles doivent enjamber la tringle de direction et le cardan central en priant pour qu'aucun ne s'enroule autour.

Finalement, j'ai décidé de revenir aux basiques du montage original : le récepteur doit être placé sur la plateforme centrale. Le variateur est pour sa part implanté devant son servo de commande... et sa résistance doit être positionnée sur le pare-choc avant. C'est cette dernière contrainte du montage original qui m'a donné une idée.


Installation du variateur électronique
Tamiya 58059 Porsche 959 New speed controller location
Organisation du câblage
Tamiya 58059 Porsche 959 Cable tieing

Les colliers Rilsan qui apparaissaient sur la photo des supports du pare-choc intérieur étaient donc ceux utilisés pour maintenir le variateur électronique. Comme dit précédemment, cet emplacement est celui de la résistance du variateur mécanique sur le montage original : c'est en reprennant cette idée que la solution m'est apparue. Dans l'esprit, je trouve que ce montage est une forme de clin d'oeil au montage original .
Le variateur TEU-302BK est donc maintenu par des colliers Rilsan sur la plaque en epoxy servant normalement de support à la résistance en céramique. L'intérêt de ce déport à l'avant du châssis est double :
Flèche il permet de profiter de la longueur des câbles sans avoir à les enrouler
Flèche il permet d'atteindre à la fois les fils du moteur et la prise d'accus en échappant aux deux axes en rotation du châssis (le cardan central et la tringle de direction)

Afin de maintenir les câbles moteur éloignés du cardan central, j'ai choisi d'implanter un variateur mécanique à l'emplacement prévu à l'origine. Il est bien entendu désactivé et ne sert ici qu'à assurer un maintien des câbles et ajouter une touche Vintage à mon modèle. Cette implantation permet également de réserver toute la plateforme centrale pour positionner le récepteur et stocker le surplus de longueur du fil d'antenne et du servo de direction. Pour sa part, le chemin du fil d'antenne passe devant le servo de direction et court ensuite le long du châssis avant de rejoindre le mat d'antenne. J'ai utilisé des portions de tube d'antenne afin de diriger et maintenir en place le fil d'antenne tout au long de son chemin.

Après avoir réfléchi des heures en vain pour câbler correctement ce modèle, la solution était finalement d'être modeste et de ne pas chercher à améliorer ce que Tamiya avait déjà si bien conçu.


Vue générale du châssis
Tamiya 58059 Porsche 959 chassis overview
Vue de profil
Tamiya 58059 Porsche 959 Chassis profile

Le châssis est maintenant terminé et complètement opérationnel : il ne reste plus qu'à le couvrir de sa magnifique carrosserie et d'aller enfin rejoindre la piste pour avoir le plaisir de le voir évoluer.



La carrosserie

Je connais la limite de mes talents de peintre et c'est la raison pour laquelle j'ai préféré confier cette partie à mon ami Teamneogordini. Bien que la carrosserie ne soit qu'une reproduction, je souhaitais qu'elle soit fidèle au boxart, et surtout aussi parfaite que possible : c'est le défi qu'il a accepté de relever.

Une petite note concernant la fidélité de la reproduction de cette carrosserie : teambluegroove utilise un lexan un petit peu plus épais que l'original de Tamiya ce qui a pour avantage que la carrosserie est beaucoup moins fragile. En revanche, les détails sont également un peu moins précis, mais cela reste difficile à percevoir. Toutefois, les cotes de la reproduction ne sont pas exactement les mêmes et c'est en appliquant des autocollants originaux qu'on s'en rend compte. La reproduction est plus courte de quelques millimètres, ce qui oblige à retailler certains élements de la décoration.

Teamneogordini a choisi de commencer par la peinture du cockpit :


Tamiya 58059 Porsche 959 cockpit Tamiya 58059 Porsche 959 cockpit Tamiya 58059 Porsche 959 cockpit
Tamiya 58059 Porsche 959 cockpit Tamiya 58059 Porsche 959 cockpit

Derrière ces photos, il y a des heures de peinture et un indéniable talent comme en attestent les photos. Le niveau de détail est prodigieux, et c'est à la fois bien au-delà de tout ce que j'aurais pu réaliser, mais aussi au-delà de ce dont je rêvais.

Le cockpit n'est cependant qu'un début : il est certes indispensable pour le réalisme du modèle, mais il est temps de s'attaquer à la carrosserie elle-même. Vu le niveau de détail que Teamneogordini est capable d'atteindre, voyons à présent comment il a géré la carrosserie.


Premier masquage pour la grille moteur et les vitres
Tamiya 58059 Porsche 959 body
Peinture de quelques éléments et pose des premiers autocollants
Tamiya 58059 Porsche 959 body

Le masquage est extrêmement important, délicat et fastidieux à réaliser sur cette carrosserie : il faut compter plusieurs heures uniquement pour l'étape de la première photo au cours de laquelle seul l'aileron arrière a déjà été peint en gris métal, puis masqué pour réaliser la peinture de la grille du moteur, des custodes, de la vitre arrière et des contours des vitres avant en noir. La deuxième photo présente la fin de cette première étape de peinture et la pose des lignes d'autocollants qui vont servir à délimiter les deux couleurs suivantes.

Comme évoqué précédemment, la carrosserie repro de teambluegroove ne respecte pas précisément les côtes de l'original : sur la photo ci-dessus, il a été nécessaire de retailler les bandes rouges et or pour les adapter en longueur ou en largeur. C'est une autre surprise à laquelle Teamneogordini a dû faire face, mais ce ne sera pas la dernière.

Appliquer les autocollants est une opération extrêmement délicate à cause des courbures : l'usage d'un sèche-cheveu est indispensable afin que les autocollants épousent au mieux les formes. Malgré cela, quelques pliures finissent par apparaitre après quelques heures : ceci est malheureusement inévitable comme en témoignent toutes les photos de ce modèle que l'on peut trouver sur internet.


Masquage pour appliquer le bleu
Tamiya 58059 Porsche 959 body
Vu de l'intérieur
Tamiya 58059 Porsche 959 body
Détails du masquage : vue de l'intérieur
Tamiya 58059 Porsche 959 cockpit
Une fesse si joliment galbée
Tamiya 58059 Porsche 959 cockpit
L'autre, pour ne pas bouder notre plaisir
Tamiya 58059 Porsche 959 cockpit

Voici le résultat après d'intenses séances de masquage et de peinture : la carrosserie est à présent presque terminée, tout du moins en ce qui concerne l'essentiel de la peinture. Malgré tout le soin apporté au masquage, quelques débordements ont eu lieu (notamment le clignotant sur la première photo) : tout sera corrigé ultérieurement en refaisant la décoration par l'extérieur.


Tamiya 58059 Porsche 959 body Tamiya 58059 Porsche 959 body

Ce n'est pas terminé... et encore une fois, la reproduction n'est pas exactement aux mêmes cotes que l'original. Et c'est particulièrement visible avec l'aileron qui ne s'ajuste pas précisément à la carrosserie :


Tamiya 58059 Porsche 959 body Tamiya 58059 Porsche 959 body
Après atténuation du défaut d'ajustement
Tamiya 58059 Porsche 959 body
Vue d'ensemble
Tamiya 58059 Porsche 959 body

Après des mois d'efforts, voici la carrosserie à la sortie de l'atelier magique de mon ami Teamneogordini :


Entièrement peinte et décorée
Tamiya 58059 Porsche 959 body
De face
Tamiya 58059 Porsche 959 body
Des fesses Porsche, c'est quelque chose !
Tamiya 58059 Porsche 959 body
Un exemple du niveau de détail
Tamiya 58059 Porsche 959 body

Je dois avouer que je n'aurais jamais imaginé que cette carrosserie pouvait être aussi difficile à réaliser : certes, j'avais beaucoup lu à son sujet, mais je pensais pouvoir m'en sortir. Par bonheur, je souhaitais un résultat si parfait que j'ai préféré la confier au talent de Teamneogordini : je pense que c'est la meilleure décision que j'ai prise, même s'il m'a copieusement détesté pour cela . A posteriori, je ne peux que me rendre à l'évidence : je n'aurais jamais été capable de réussir un tel chef d'oeuvre. C'est bien grâce à Teamneogordini, à son talent et à son amitié que j'ai maintenant la chance d'avoir un si beau modèle et je tiens à l'en remercier chaleureusement.

La beauté de cette carrosserie va de paire avec son extrême fragilité : bien que le lexan de la reproduction de Teambluegroove soit plus épais que l'original, l'ensemble reste très fragile et cela explique sans aucun doute pourquoi la carrosserie originale de Tamiya est aujourd'hui si rare.

Neanmoins, cette splendide carrosserie mérite autre chose que de décorer une étagère : elle va donc rejoindre son châssis qui est une autre petite merveille, et le tout va enfin pouvoir rouler.



Première sortie

Ce modèle m'a posé un cas de conscience car j'ai pour habitude de considérer que tout modèle radio-commandé doit rouler puisqu'il a été conçu pour cela. Si c'est pour rester en exposition sur une étagère, les maquettes statiques sont bien plus indiquées et offrent à ce titre encore davantage de détails. De plus, si un modèle a été conçu pour une utilisation tout-terrain, il n'est pas logique de le faire rouler sur asphalte : je souhaitais donc initialement que ma Porsche 959 puisse goûter à la terre et au sable puisqu'il s'agit de la réplique du modèle qui a gagné le rallye Paris-Dakar en 1986.

Toutefois, ce modèle est très spécial : le châssis est extrêmement fragile et la carrosserie l'est tout autant. De plus, malgré tout le talent de mon ami Teamneogordini, quelques autocollants présentent de petites pliures : la poussière ne manquera donc pas de s'y infltrer et d'endommager les fragiles autocollants. C'est la raison pour laquelle je me suis résolu à ne rouler ce modèle que sur piste afin de le préserver. Tamiya avait d'ailleurs prévu cette éventualité en proposant un set de roues slick en option pour ce modèle et j'ai la chance d'en posséder un. En revanche, le diamètre extérieur des roues slick est nettement inférieur à celui de la monte d'origine comme le montre les photos suivantes :


D'origine avec les pneus rallye
Tamiya 58059 Porsche 959 Rally tires

Tamiya 58059 Porsche 959 Rally tires
Avec les roues slick option
Tamiya 58059 Porsche 959 Slick tires
Avec le jeu de roues 1/10ème d'origine inconnue
Tamiya 58059 Porsche 959 Slick tires

C'est la raison pour laquelle j'ai préféré rouler avec un set de roues qui provient d'un modèle à l'échelle 1/10 mais avec un entrainement par hexagone de 10. Elles ne sont pas particulièrement belles et encore moins proches du design d'origine, mais elles permettent de retrouver le même diamètre extérieur des roues qu'avec les pneus rallye originaux.

Au niveau du pilotage, j'ai été très prudent afin de ne pas prendre de risque : l'impression générale est que le moteur RX-540VZ Technigold pousse fort, et que le châssis est aussi vif que précis. Toutefois, l'ensemble donne également la désagréable impression de pouvoir se retourner très facilement étant donnée la voie étroite du châssis (165mm) comparée à sa hauteur (140mm) : je n'ai bien évidemment pas cherché à vérifier si le modèle souffre de ce problème.

Il reste que piloter un tel modèle est un mélange de plaisir et d'inquiétude : pour ne pas risquer de l'abîmer, il faut rester concentré et toujours garder à l'esprit que la moindre faute peut s'avérer fatale. C'est l'impression également partagée par mon ami Teamneogordini lorsque je lui ai confié la radio-commande : après quelques tours de piste, l'effort de concentration prend le pas sur le plaisir de conduire un tel modèle et il est temps d'arrêter. Faire rouler une Porsche 959 avec le soucis de préserver à la fois la mécanique et la carrosserie reste un vrai plaisir et une occasion rare : mais les pilotes ont leurs limites et il est préférable de faire des pauses plutôt que de vouloir vider l'accu en une seule fois.



Davantage de photos sont sur la galerie.



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Dernière modification : 07 juin 2010