Ce modèle est un intermédiaire entre un châssis piste et un grosses roues. Il correspond à la catégorie "Stadium Truck" ou "Truggy" (mélange de Buggy et Truck). Il s'inspire largement de la catégorie américaine Protruck et certains pilotes les utilisent pour participer au championnat du monde de Rallye Raid (dont le Paris-Dakar est une épreuve).
La base de ce modèle est un châssis piste TA-02 sur lequel on trouve également des pièces issues de la génération de châssis précédente, le TA-01. Ces deux châssis ne sont plus produits depuis quelques années déjà. L'ensemble est monté sur des pneus tout terrain que l'on retrouve sur la gamme des châssis XC (des 4x4 de franchissement).
Ce châssis a été décliné sur 3 modèles dont la seule différence est la carrosserie.
58136 Toyota Prerunner![]() | 58146 Chevy S-10![]() | 58161 Ford F-150![]() |
Pour l'essentiel, il est basé sur le châssis piste TA-02 qui a été décliné sur de nombreux modèles. Le châssis a connu quelques variantes : le TA-02SW (short wide) qui n'équipe que la Taisan Porsche 911 GT2 (58172), le TA-02W (wide) qui incopore des pièces de TA-01 pour élargir les voies (sur la Nissan 300ZX IMSA GTS [58144], la Nismo Clairion GT-R LM [58165] et la Toyota Toms Supra [58170]) et le TA-02RS (une version optionnée).
| 58128 Alfa Romeo 155 ![]() |
58129 Castrol Celica 93' Monte-Carlo ![]() |
58135 Calsonic Skyline GT-R ![]() |
58137 Blitz Toyota Supra Group N ![]() |
| 58139 AMG Mercedes Benz DTM D2 ![]() |
58140 HKS Skyline GT-R Group A ![]() |
58144 Nissan 300ZX IMSA GTS ![]() |
58145 AMG Mercedes DTM Promarkt ![]() |
| 58150 Opel Calibra V6 DTM ![]() |
58155 Loctite Nissan Skyline GT ![]() |
58164 Toyota Celica GT-Four ![]() |
58165 Nismo Clarion GT-R LM ![]() |
| 58169 Mustang Cobra R ![]() |
58170 Toyota Toms Supra ![]() |
58171 BMW 318i STW ![]() |
58172 Taisan Porsche 911 GT2 ![]() |
Mais on y trouve également plusieurs pièces issues du châssis piste TA-01 de la génération précédente, lui aussi décliné sur plusieurs modèles comme d'habitude chez Tamiya.
| 58096 Toyota GT-Four Rally ![]() |
58099 Nissan Skyline GT-R Nismo ![]() |
58108 Mercedes Benz 190 E ![]() |
58112 Ford Escort RS ![]() |
| 58113 Schnitzer BMW M3 Sport ![]() |
58117 Lancia Delta HF Integrale ![]() |
58119 Toyota Celica GT-Four RC ![]() |
58120 Axia Skyline GT-R ![]() |
| 58125 Michelin Pilot Cosworth ![]() |
58154 M1025 Hummer ![]() |
58326 JGSDF Light Armored Vehicle ![]() |
Pas moins de 30 modèles basés sur le châssis TA-01, son évolution TA-02 ou un mix des deux. Aucune version "grosses roues" comme on l'a vu sur le châssis TL-01 par exemple, mais des déclinaisons "Stadium Truck" comme ce Ford F-150 dont il est temps d'attaquer le montage.
Le principe est toujours le même : l'assemblage du châssis d'une part, et la peinture de la carrosserie de l'autre. La carrosserie est en lexan et doit recevoir trois couleurs puisque j'ai décidé de la faire "box art".
Pour commencer, voici un inventaire de tout ce qui va être monté. Hormis le variateur TEU-101BK livré dans la boite, l'électronique ne figure pas sur la photo (à savoir la radio et le servo de direction).
![]() | 1. La carrosserie en lexan. 2. La planche d'autocollants. 3. La boite (toute petite et maintenant vide). 4. Sachets de vis. Le 3ème contient une partie des amortisseurs (la bouteille d'huile est un indice ).5. Sachets contenant les corps d'amortisseurs hydrauliques. 6. Engrenages de différentiels. 7. Une paire de fusées avant. 8. Le moteur Mabuchi 540 de base que je monterai puisque je ne vais pas optionner ce modèle. Pour le moment du moins. 9. Diverses grappes pour le montage. Le mélange de pièces plastiques rouges et noires montre de manière évidente qu'il s'agit d'un mix entre deux châssis différents. 10. Le pare-choc avant avec les supports de carrosserie, et le châssis baignoire. 11. Les jeux de jantes et pneus (à coller). Le lettrage des pneus est déjà fait. 12. Le variateur électronique TEU-101BK. 13. Les bombes de peinture. De haut en bas, le blanc (PS-1), le noir (PS-5) et le bleu métal (PS-16). 14. En option, les 16 roulements de type 1150 plus 6 de type 850 pour remplacer l'intégralité des bagues en nylon et paliers en bronze. 15. Enfin, l'inévitable et indispensable notice de montage. |
Après cet état des lieux, le montage peut commencer.
Les premières étapes consistent à assembler les boites de transmission avant et arrière. Cette dernière contient un différentiel à billes : c'est le premier que je monte et il ne pose aucun problème pourvu qu'on suive à la lettre les instructions de la notice, notamment le sens des petites coupelles. Vient ensuite la fixation du moteur avec pignon de 17 dents, puis l'insertion de la couronne et autres engrenages. On termine la cellule par la fixation des fusées et des triangles de suspension, sans oublier les cardans.
La boite de transmission avant contient un différentiel classique à satellites. Aucun problème non plus de ce côté. On termine également par les triangles de suspension et les cardans. Vient ensuite l'assemblage des quatre amortisseurs hydrauliques à fixer sur les deux cellules.
La cellule arrière![]() | La cellule avant![]() | Les deux cellules avec amortisseurs![]() |
L'ensemble apparait très solide, mais le mélange de plastique noir et rouge reste assez surprenant. Et pas particulièrement esthétique.
La suite du montage consiste à installer et paramétrer l'électronique.
| Pour la radio, j'utilise la variante Sanwa/Acoms du sauve-servo (c'est celui qui correspond à mon servo de direction). Comme je l'avais déjà remarqué sur de précédents montages, la vis préconisée par la notice (une 3x10 mm) est trop courte pour le maintenir correctement. Je l'ai donc remplacée par une 3x12 de mon stock. Hormis ce détail, l'assemblage ne pose aucun problème. Plutôt que de coller le récepteur dans le châssis, j'ai pour le moment opté pour un montage maison : un renvoi de servo de direction vissé sur le châssis permet de le maintenir. Il suffira de le déserrer pour extraire facilement le récepteur et changer le quartz si besoin est. L'étape suivante est d'assembler les cellules avant et arrière sur le châssis baignoire et d'insérer le cardan de transmission. Là non plus, aucun problème, tout se passe de manière simple. Il ne reste plus qu'à monter les pneus sur les jantes, les coller avec de la colle cyano et de les fixer sur les axes de roues. Dernière étape, le sertissage des câbles de manière à éviter qu'ils ne soient en contact avec le cardan central. Une bonne idée est également de veiller autant que possible à séparer les câbles de puissance (accu et moteur) des câbles radio (servo et antenne). | ![]() |
Le châssis complètement assemblé et câblé![]() | Deux petites astuces de montage![]() |
Deux petites astuces sur la dernière photo : comme l'indique la notice, placer un joint torique au-dessus de chaque clip de carrosserie pour que la carrosserie repose sur quelque chose de mou (ce qui évite d'abîmer la peinture à cet endroit). La seconde est un morceau de gaine d'antenne qui surélève le câble d'antenne pour lui éviter tout contact avec le cardan central.
L'assemblage du châssis est maintenant terminé. Quelques tours de roues dans l'appartement plus tard, tout fonctionne à la perfection. J'ai toutefois remarqué que le cardan central est particulièrement bruyant. Je vais regarder s'il est possible de réduire ses vibrations et donc le bruit désagréable qu'il génère.
Un châssis n'est rien s'il n'est pas habillé d'une belle carrosserie. Celle de ce modèle est en lexan et sera peinte en trois couleurs : du noir pour le plateau arrière, du bleu métal pour l'habitacle, et enfin du blanc pour le capot avant et les portières. Petit rappel : les couleurs doivent être appliquées dans cet ordre (du plus foncé au plus clair).
Cette décoration implique un gros travail de masquage entre les différentes couches de couleurs et j'ai donc préféré découper la
carrosserie avant d'appliquer la peinture. Ce qui s'est avéré une erreur : voir plus bas. Seuls les masques de vitres sont fournis dans le kit : il va donc falloir délimiter très exactement chaque couleur.
Contrairement à ce qui doit être fait en principe, la première étape est d'ôter le film de protection extérieur : dommage pour les éventuelles projections de peinture. Car même si on peint toujours une carrosserie lexan par l'intérieur, des projections peuvent toujours se produire sur l'extérieur (c'est même presque obligatoire puisqu'on pulvérise à 25-30 cm de la carrosserie).
C'est là que j'ai réalisé après coup que j'avais eu tort de découper la carrosserie. Puisque le film de protection extérieur doit être enlevé pour appliquer les autocollants rouges qui marquent la séparation entre le bleu métal et le blanc (et que l'on devra suivre avec le scotch de masquage), l'application de la peinture blanche devient très compliquée. En effet, le risque de projection est très important puisque c'est la teinte qui borde la carrosserie. Ne pas la découper permet de conserver une bonne marge de sécurité et de bénéficier des rebords de moulage qui vont très largment limiter les risques de projection sur l'extérieur. Sans compter que le masquage (précaution toujours utile) en sera largement simplifié.
Donc, la première étape devient : ne pas découper la carrosserie et enlever le film de protection extérieur.
La deuxième étape est de poser les autocollants 1, 2 et 3. En clair, positionner la bande rouge du capot et les deux latérales. Ici, il faut commencer par celle du capot en repérant soigneusement son emplacement par rapport au pare-brise puis en alignant le petit marqueur blanc sur la ligne centrale du capot. Ah oui, j'allais oublier : il faut faire attention de laisser les petits marqueurs blancs lors de la découpe des autocollants car ils vont aider au positionnement. Ensuite, on colle les autocollants latéraux en commençant par le côté capot : l'idéal est de les appliquer en les laissant prendre leur positionnement naturel (ils sont courbés) et en ajustant au fur et à mesure. Attention aux passages de roue arrière : l'autocollant doit aller en ligne droite afin de s'aligner au final avec le retour sur l'arrière de la carrosserie. C'est beaucoup plus simple de le décrire que de le faire, d'autant plus que les autocollants sont assez fragiles et peuvent se déchirer en les décollant. Alors bon courage !
Le dernier autocollant à poser est celui de la calandre (le 12). Il aidera également au positionnement du masque pour appliquer le noir de la grille. Il est assez facile à mettre en place, et là aussi le marqueur blanc s'avère utile pour le centrer.
J'en profite pour aborder le problème de déchirement des autocollants. Ils sont parfois longs et fins et leur mise en place n'est pas facile, ce qui oblige à les décoller pour les repositionner correctement. C'est à ce moment qu'ils peuvent se déchirer. Si cela arrive, il faut essayer que la coupure soit la plus nette possible et continuer le positionnement en appliquant les deux morceaux bord à bord. Lors de la découpe des autocollants sur la planche, il reste des chutes de film transparent. Il suffit de ne pas les jeter et de les garder pour la fin. En les retaillant, on pourra les appliquer le plus discrètement possible sur la jonction entre 2 morceaux déchirés de manière à bien plaquer les deux extrémités qui ont toujours une fâcheuse tendance à ne pas bien coller. En fonction de la netteté de la déchirure et du soin apporté à la pose de la "rustine" transparente, le résultat peut être excellent au point de gommer complètement la déchirure.
C'est le moment de procéder au dégraissage de l'intérieur de la carrosserie avec du liquide vaisselle. C'est une étape indispensable pour enlever les résidus de démoulage lors de la fabrication. L'omettre, c'est s'exposer à des problèmes d'adhérence de la peinture. Il faut faire attention de ne pas mouiller les autocollants déjà appliqués pour ne pas risquer de les décoller. Après séchage au chiffon, on peut enfin poser les masques des vitres.
En résumé, la carrosserie doit ressembler à cela avant de commencer le masquage pour appliquer la première couleur (le noir en l'occurence). Sauf que vous, vous ne l'avez pas encore découpée...

A présent, il faut masquer toutes les parties de la carrosserie pour ne laisser apparaitre que celles à peindre en noir : la benne arrière et la grille de calandre.
Si par malheur la peinture déborde, il faut attendre une douzaine d'heures avant de décoller les masques sous peine de provoquer des bavures en les enlevant. A ce propos d'ailleurs, pour décoller une bande de scotch, l'idéal est de le faire à 45° quand c'est possible, sinon à 90°. Quand c'est fait, il faut s'attaquer aux taches. Il n'existe pas de méthode précise et imparable pour cela, mais 3 options peuvent être envisagées :
un coton tige imbibé d'alcool à brûler pour frotter les parties à enlever. Cette méthode ne fonctionne que si la peinture n'est pas totalement sèche. Au besoin, on peut utiliser une fine lame de cutter pour strier la couche de peinture à enlever en faisant très attention de ne pas toucher la carrosserie (il faut simplement poser la lame et la faire bouger). Cela a pour effet de couper la partie sèche de la peinture et permet à l'alcool d'attaquer une épaisseur de peinture moins sèche.
du liquide de frein (DOT3) sur un coton tige. Cette méthode fonctionne même lorsque la peinture est déjà sèche. Il semblerait que le liquide utilisé dans les suspensions hydrauliques de certaines voitures de marque Citroën fonctionne encore mieux. Je n'ai jamais pu le verifier.
poncer avec un papier de verre très très fin (au-delà de 1200) lorsque la peinture est bien sèche (au moins 24 heures de séchage). Ensuite polisher / lustrer. Je n'ai pas non plus testé cette méthode.
Dans tous les cas, il faudra veiller à dégraisser à nouveau la carrosserie pour faire disparaitre tout résidu d'alcool, de liquide de frein ou de polish. Sinon, la couche de peinture suivante ne pourra pas adhérer.
Après le noir, il faut appliquer le bleu métal. Nouveau masquage pour marquer la limite avec le blanc. Inutile de masquer le noir car les débordements de bleu seront invisibles, hormis les trous de supports de carrosserie et d'antenne.
Après sèchage, c'est au tour du blanc. Il suffit d'ôter les masques mis en place pour le bleu, de laisser les masques de vitres et ceux des trous de supports de carrosserie arrière et passage d'antenne. Il faut uniquement boucher les trous de supports de carrosserie du capot avant par l'extérieur en prenant soin de préserver au maximum l'autocollant rouge du capot (dans le cas contraire, le bandeau rouge risque de se décoller quand on enlèvera le scotch qui bouche les trous des supports de carrosserie).
Il ne faut pas masquer le bleu pour appliquer le blanc. En effet, le bleu devra être couvert par le blanc pour lui donner une teinte légèrement plus claire ce qui renforcera l'effet "metal". Il ne reste plus qu'à laisser sécher, puis à ôter les masques de vitres et les scotch bouchant les trous de supports de carrosserie et d'antenne.
L'opération peinture est enfin terminée ! Normalement, si vous avez bien suivi, c'est le moment de découper la carrosserie. Dans mon cas, c'était déjà fait, et c'était une erreur. Reste que découper une carrosserie déjà peinte doit se faire très soigneusement en évitant de tordre le lexan pour ne pas déchirer la couche de peinture. C'est une opération assez simple, hormis pour les passages de roues. Une bonne technique est de bien marquer les lignes de découpe à l'aide d'un cutter depuis l'extérieur de la carrosserie, puis de tordre doucement la partie à enlever. Elle doit casser net et le tour est joué.
La finition de la carrosserie passe par l'application des autocollants. La planche ne fournit que le strict nécessaire : s'il y a trop d'erreurs de peinture à masquer par les autocollants, il faut prier pour qu'elles soient précisément aux bons endroits. D'autant plus que la décoration consiste essentiellement en des sponsors et qu'il n'est pas possible d'en rajouter davantage sous peine de transformer le F-150 en panneau publicitaire (ce qui est déjà en partie le cas).
Maintenant que la carrosserie est terminée, on peut la fixer sur le châssis. Quel bonheur ! L'ensemble donne un véhicule plutôt esthétique, réussi et réaliste. Et voici le résultat obtenu après des heures d'effort :
Le châssis entièrement monté, câblé et prêt à rouler![]() | Et maintenant avec la carrosserie![]() |
Pour conclure, la décoration de la carrosserie est une étape plus longue que le montage du châssis. Elle est de plus particulièrement difficile et fastidieuse, tant au niveau de la pose des autocollants que du masquage pour les différentes couleurs. En clair, c'est un véritable enfer ! Au cours des heures passées sur la réalisation de cette carrosserie, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander pourquoi Tamiya n'a pas simplifié cette étape. Un moyen particulièrement efficace aurait été l'utilisation d'un système "peel off". Cette technique consiste à coller plusieurs couches de film protecteur les unes sur les autres. Dans le cas de la carrosserie de ce F-150, il y aurait une première couche pour les vitres, une deuxième pour le blanc et la dernière pour le bleu métal. Ce qui permettrait d'appliquer directement la peinture noire, d'enlever une couche pour appliquer le bleu métal, d'en enlever une deuxième pour appliquer le blanc et d'ôter enfin les masques de vitres. Avec un système à quatre couches, il serait même possible de peindre la jante de la roue de secours moulée dans la carrosserie (je peindrai la mienne au pinceau par l'extérieur).
Mais il ne s'agit là que d'un rêve : je ne sais même pas s'il existe un seul fabricant de modélisme qui propose cette technique pour la décoration de ses carrosseries. Dans tous les cas, et tout particulièrement pour ce modèle, une évolution de ce type serait la bienvenue.
Quoiqu'il en soit, après des heures de travail, le résultat me plait. Avec un peu de distance, la décoration me semble tout à fait acceptable, et ce malgré le fait que le peu d'autocollants fournis ne permette pas de cacher toutes les erreurs.
| Je n'ai installé aucune option sur ce modèle en dehors d'un jeu complet de roulements à billes pour remplacer les bagues plastique et les paliers en bronze. Les amortisseurs hydrauliques sont déjà livrés dans la boite. En plus des petites astuces citées plus haut concernant les joints toriques sur les supports de carrosserie et le passage du fil d'antenne, j'ai ajouté une petite touche personnelle au châssis sur la base de mon expérience avec les autres modèles. Les projections de terre et autres petits cailloux arrivent parfois dans le moteur, notamment par les orifices de ventilation situés de par et d'autre du moteur. La fixation du moteur sur le châssis fait que l'un de ses trous d'aération se trouve exactement sous le châssis, l'autre étant à l'opposé dirigé vers le haut. J'ai donc simplement découpé une chute de lexan de la carrosserie pour l'insérer entre la boite de transmission arrière et le châssis baignoire. Pas besoin de la fixer, elle tient toute seule en place et protège le dessous du moteur en l'enveloppant. |
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J'ai également remarqué que le cardan central de transmission vibre beaucoup lorsque le moteur monte dans les tours. Je ne me suis pas encore penché sur ce problème, mais il est probable que je le fasse assez rapidement.
Suite à la première sortie, je me suis aperçu d'un problème à l'avant : les pneus frottent contre la carrosserie lorsque la suspension travaille. C'est très désagréable à entendre, mais c'est aussi gâcher les heures passées à peindre et décorer la carrosserie.
Après avoir regardé de plus près, il faudrait supprimer le tiers du débattement de la suspension avant pour que les roues ne frottent plus. J'ai estimé que ce n'était pas une solution envisageable. Les supports de carrosserie livrés sont courts et leur inclinaison les rend particuliers : je n'ai pas pu trouver de supports compatibles qui soient plus longs et qui permettent de relever la carrosserie.
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J'ai testé l'installation de la grappe A du Manta Ray (58087/58360) : ce n'est pas une solution car elle implique de changer les amortisseurs pour des modèles plus longs. Par ailleurs, les fixations utilisables pour installer les supports de carrosserie ne sont pas dans le même alignement et nécessiteraient de repercer la carrosserie. J'ai donc également abandonné cette idée. En fouillant dans mon stock, j'ai trouvé des supports compatibles, suffisamment longs mais non inclinés. Pour ne pas avoir à repercer la carrosserie, il fallait réussir à les faire s'incliner. Impossible de les tordre pour autant : c'est au niveau de la fixation qu'il fallait laisser du jeu. Avec la perceuse, j'ai élargi le passage de la vis qui fixe le support de carrosserie au châssis. J'ai changé de vis pour utiliser une 3x20 mm maintenue par un écrou Nilstop qui n'est pas serré à fond. Il y a moins de 1 mm de jeu, mais il est suffisant pour que le support puisse légèrement s'incliner... et passer sans forcer à travers la carrosserie. Ensuite, il ne restait qu'à positionner la carrosserie à la bonne hauteur sur son support, sans oublier le joint torique pour la protéger des rayures. | ![]() |
La carrosserie est à présent positionnée un tout petit peu plus haut sur le châssis mais les roues ne peuvent plus la toucher même quand la suspension est entièrement compressée. Au niveau esthétique, la différence est à peine perceptible et le F-150 ne perd absolument rien en réalisme.
La prochaine modification sera probablement de trouver un moyen de protéger l'intérieur du châssis des projections des roues avant. A première vue, ça ne devrait pas être très compliqué, mais il faut que je trouve le temps de m'y mettre
.
Je n'ai pas pu résister longtemps : accus et radio parés, go ! La première impression est que ça va vite. Pas une fusée, mais rapide tout de même. La seconde est intervenue pleins gaz au premier virage serré sur bitume : tonneau. Moi qui ai passé tellement d'heures à peindre cette carrosserie, ça commence assez mal. La suite se passera donc sur de la terre sèche : un chemin bien large avec quelques emplacements de flaques d'eau complètement asséchées. Là, c'est du pur bonheur : les suspensions du F150 sont très souples et il avale littéralement le terrain. Le comportement fait vraiment penser aux vidéos de Protruck qu'on trouve sur le net. Bien sûr, le débattement n'est pas aussi important, mais l'impression générale est bien celle-là.
La direction est précise, les trajectoires sont assez faciles à trouver et à garder. C'est le train arrière qui décroche le premier dans une courbe prise un peu trop vite, mais le F150 se laisse assez facilement rattrapper. Dans les trous d'eau asséchés, la suspension fait des merveilles et il ne décolle qu'à condition que la bosse soit suffisamment importante. Mais dans ce cas, il a tendance à plonger de l'avant.
Ce qui nous amène au premier point négatif (résolu plus haut) : les pneus touchent la carroserie lorsque les amortisseurs sont compressés. A l'arrière, c'est assez limité parce qu'il faut que la suspension soit compressée au maximum et dans ce cas, il doit avoir 1 millimètre de carrosserie en "trop". En revanche, le problème est plus grave à l'avant : roues droites, la carrosserie se soulève avant même que les amortisseurs ne soient totalement compressés. Mais dès que les roues sont braquées, le phénomène est encore accentué et le bruit de frottement des pneus ne laisse aucun doute sur ce qu'endure la carrosserie. J'ai pourtant scrupuleusement suivi les instructions de la notice sur ce point : il va donc falloir étudier ça de plus près pour éviter de ruiner complètement la carroserie en à peine quelques sorties.
Le second problème rencontré s'est produit pratiquement à la fin du premier pack d'accus et m'a forcé à tout arrêter. La photo ci-dessous est assez explicite en plus d'être assez réaliste :

Heureusement, rien n'est cassé, et seules une vis et une rondelle sont manquantes à l'arrivée. La vis de fixation de la biellette supérieure est partie vivre sa vie dans son coin, ce qui a conduit à un pit stop non prévu. Je pense que la seule solution va être d'utiliser une vis légèrement plus longue et de renforcer sa fixation par un écrou autobloquant.
Ceci mis à part, j'ai également pu constater que le châssis baignoire se remplit assez rapidement de terre et de petits cailloux projetés par les roues. Je vais également voir s'il est possible d'améliorer ce point.
Malgré tout, piloter ce F-150 est un vrai régal. Le terrain de prédilection de ce modèle est une piste de terre sèche ou du sable dur. Pour les terrains boueux, hormis une indispensable protection de l'électronique dans le châssis, je ne suis pas persuadé que les pneus offrent une adhérence suffisante pour éviter l'effet "Holiday on Ice".
Il ne me reste plus qu'à réparer la fixation de roue arrière, trouver comment surélever la carrosserie (peut être en limitant le débattement des amortisseurs) et étudier comment protéger l'intérieur du châssis des projections. Vivement la prochaine sortie !
Mise à jour du 03/03/09 : la carrosserie de ce modèle est décidément trop belle pour la ruiner avec mon pilotage approximatif. Il me reste en effet à apprendre à doser correctement les gaz pour prendre un virage sans systématiquement faire un tonneau. C'est la raison pour laquelle j'ai trouvé une carrosserie et un jeu de roues qui ne craignent plus grand'chose : je roule à present avec ce qui transforme mon F-150 en Toyota Prerunner (présenté en début de page).
Ce modèle est vraiment très intéressant à piloter car il passe sur pratiquement tous les terrains bien que le sable est vraiment celui où il s'exprime le mieux. Le travail de la suspension rend le modèle extrêmement réaliste et c'est un vrai plaisir de le voir rouler.

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Première publication : 13 juillet 2008 Dernière modification : 05 août 2009 |