J'ai longtemps hésité pour mon retour dans le monde du modélisme. Notamment entre des modèles "grosses roues" 4x4 souvent équipés de 2 moteurs pour encore plus de puissance, et des modèles plus simples en 4x2. Je me suis finalement décidé pour ce modèle qui est très proche de ceux qui m'ont fait rêver il y a des années. D'autant plus proche que ce modèle en particulier existait déjà il y a 20 ans : de Blackfoot, il a évolué en Super Blackfoot, puis en King Blackfoot et maintenant en Blackfoot Xtreme. C'est le seul modèle de Tamiya qui soit resté au catalogue pendant toutes ces années : une longévité exceptionnelle qui n'a pas d'équivalent chez d'autres fabricants.
Blackfoot (58058)![]() | Super Blackfoot (58110)![]() |
King Blackfoot (58192)![]() |
Blackfoot Xtreme (58312)![]() |
On peut remarquer que les 3 premiers modèles de la série conservent la structure du châssis orignal "The Frog" avec toutefois des améliorations notables sur le train arrière et notamment sur la boite de transmission qui a été fiabilisée. La conséquence directe a été une modification de l'implantation des amortisseurs arrière qui ont perdu leur position horizontale. Le châssis du Blackfoot Xtreme introduit quant à lui une rupture complète puisque son châssis est un dérivé du TL-01.
Les déclinaisons du châssis du Blackfoot Xtreme :
Wild Dagger (58231)![]() | Twin Detonator (58309)![]() | Double Blaze (58366)![]() | Dual Hunter (58396)![]() |
Le Blackfoot Xtreme fait figure d'exception au milieu de ces déclinaisons : c'est en effet le seul à recevoir une carrosserie en ABS (lexan pour les autres) et à ne disposer que d'un seul moteur contre deux pour tous les autres. De fait, c'est également le seul modèle 2 roues motrices quand tous les autres sont des 4x4.
La carrosserie est en résine ABS et reçoit quelques pièces chromées à assembler (calandre, rampe de projecteurs, pare-chocs arrière). La carroserie étant celle d'un F-350, le noir est de rigueur (Henri Ford "Tout le monde peut avoir une Ford T de la couleur qu'il souhaite, à condition que ce soit le noir..."). C'est en réalité la couleur officielle choisie par Tamiya pour ce modèle : il suffit donc d'une couche de peinture noire pour lui donner un aspect vernis du plus bel effet.
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Sauf que j'ai décidé que le mien serait jaune "Lunch Box", couleur forcément plus claire que du noir. Cela va impliquer de passer 3 à 4 couches de peintures séparées par des séances de polissage au papier de verre (super fin) pour que la couche suivante adhère bien et que le noir ne soit plus visible par transparence. Les temps de séchage entre couches rendent l'opération assez longue, mais le résultat me plait. La séance de découpage et collage des autocollants et également assez longue. Je me suis laissé quelques jours avant de les coller dans le cas où j'aurais voulu améliorer encore le rendu de la peinture. J'ai surtout pu me consacrer au montage du châssis et faire les premiers tours de roues plus rapidement. Donc, pendant que les différentes couches de peinture séchaient, je me suis attaqué au montage du châssis. |
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Il est relativement simple en particulier grâce à la notice de d'assemblage qui est très bien détaillée et illustrée. Toutes les pièces sont identifiée par une combinaison entre la grappe sur laquelle elles sont fixées et un numéro. Idem en ce qui concerne la visserie qui est clairement identifiée à l'échelle 1 à chaque étape du montage. Difficile de se tromper à moins d'aller trop vite.
| Les premières étapes consistent à assembler les trains avant et arrière. J'ai remplacé toutes les bagues de roulement en plastique par des roulements à billes. Ceux-ci ont plusieurs avantages : diminution des frottements (gains de vitesse et d'autonomie des accus) et meilleure longévité (le plastique s'use et provoque des défauts d'ajustement). Cela implique de démonter entièrement la boite de transmission pré-montée pour changer quelques bagues. En ce qui concerne les amortisseurs, j'ai décidé de monter les modèles à friction livrés dans la boite dans un premier temps. Si besoin est, je les remplacerai par des hydrauliques. |
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L'étape suivante consiste à fixer le servo de direction dans les longerons du châssis, son alimentation, le variateur électronique (qui gère le régime du moteur) et l'interrupteur. Ensuite, on fixe les trains avant et arrière au châssis. A ce moment du montage, il faut calibrer la partie électronique, notamment la position neutre du servo de direction et le neutre du variateur. Les dernières étapes consistent à fixer tous les câbles au châssis pour qu'il ne trainent pas partout, monter la trappe à accus et finalement, mettre l'engin sur pattes (monter les énormes roues). Sans oublier de coller les pneus aux jantes (contrairement à ce qui est indiqué dans la notice) sinon elles tournent à l'intérieur du pneu et l'engin fait du surplace. |
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Pour le plaisir, c'est le moment de faire quelques tours de roues dans l'appartement pour vérifier que tout fonctionne correctement. Tout doucement car j'ai un peu perdu l'habitude de maîtriser ces engins, et aussi parce que les pneus laissent des traces noires sur le parquet
Ce petit test m'aura permis de me rendre compte qu'une vis du servo de direction était mal fixée. Pas de chance, elle est inaccessible et j'ai eu le plaisir de démonter une bonne partie du châssis pour réparer cette erreur.
| La peinture de la carrosserie étant enfin achevée, j'ai assemblé la carrosserie avant de la monter sur le châssis pour enfin pouvoir examiner l'engin sous toutes les coutures. Je suis satisfait du résultat : la carrosserie est très réaliste (une habitude chez Tamiya), le rendu du jaune correspond précisément à la teinte que je souhaitais. En revanche, il m'apparait maintenant évident que les autocollants sont indispensables pour casser certaines masses. Mais je ne veux pas le transformer en panneau publicitaire pour autant. Quelques jours de réflexion permettront d'y voir plus clair. |
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Après les premières sorties, j'ai procédé à quelques changements sur le châssis pour améliorer le comportement de l'engin :
| Tout d'abord, remplacement des 4 amortisseurs à friction par des modèles hydrauliques. La tenue de route et le comportement sur terrain accidenté se sont améliorés de manière spectaculaire ! Ensuite, j'ai remplacé le moteur Mabuchi 540 livré par un Orion SV2 Method 27x2. 540 indique la taille du moteur (ne peut être changé), 27 indique le nombre de tours du bobinage (idem que le Mabuchi), et x2 indique un double bobinage (x1 sur le Mabuchi). Le double bobinage apporte un gain en couple pour le moteur, ce qui n'est pas négligeable étant donnés le poids de l'engin et le diamètre des roues. |
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Dès les premières sorties, je me suis aperçu que les projections d'eau, boue, sable et petits cailloux peuvent atteindre n'importe quel endroit du châssis, même les plus improbables. Surtout les plus improbables car ce sont justement les plus difficiles à nettoyer Je me suis donc lancé dans la conception d'une protection pour les composants les plus sensibles : le récepteur et le variateur électronique. L'idée est d'enfermer l'électronique dans une boite, de permettre les passages de câbles, tout en assurant une étanchétité maximum. Dans cette optique, j'ai décidé de faire passer les câbles par le fond de la boite (ce qui obligerait l'eau à remonter le long des câbles pour atteindre les composants). Pour résumer, voici l'état du châssis après une sortie un peu humide. Heureusement pour cette fois, il n'y a eu aucun dégât à déplorer malgré l'importance des projections. |
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Je suis parti d'une boite de cartes de visite dont les dimensions permettent de la placer idéalement sur le châssis. Après avoir répéré l'emplacement des composants, j'ai marqué les sorties des câbles (ceux du variateur, l'interrupteur, l'arrivée du servo de direction et de l'antenne sur le récepteur). Ensuite, perçage sur du plastique cassant. Après plusieurs essais, j'ai scotché les zones à percer pour les renforcer. Il a fallu percer "large" car il y a plusieurs prises à faire passer, le plus gros morceau étant l'interrupteur. |
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Après perçage, j'ai récupéré des chutes de mes précédents essais pour combler au mieux les trous en les collant sur le dessous de la boite. Variateur et récepteur sont ensuite collés au scotch double face dans le fond de la boite. Ce montage est à faire lorsque la boite est en position sur le châssis, sous peine de devoir extraire le servo de direction de son emplacement au fin fond du châssis. Ensuite, on rebouche depuis l'extérieur et depuis l'intérieur avec de la sillicone (du joint pour salle de bains fait l'affaire). |
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Cette protection isole parfaitement l'électronique du véhicule. Cependant, elle ne permet pas de le faire plonger dans le premier ruisseau rencontré car le servo de direction n'a lui aucune protection (c'est une pièce en mouvement, et je n'ai pas trouvé comment faire sans gêner la rotation). Le couvercle est amovible : l'été, lorsque les composants ont tendance à davantage chauffer, il est prudent de l'ôter pour les laisser respirer.
Sur la dernière photo, un morceau de collant tenu par des rislans évite que de petites pierres ne viennent pénétrer à l'intérieur du moteur. Ce n'est certes pas esthétique, mais c'est efficace et ça ne gêne pas le dégagement de chaleur du moteur.
J'ai beaucoup roulé avec ce modèle et il a par ailleurs essuyé beaucoup de mes erreurs de pilotage de nouveau débutant. C'est également un modèle que je n'ai pas beaucoup ménagé, que ce soit en le faisant évoluer sur des terrains accidentés ou en le faisant sauter.
La carrosserie : c'est l'élément qui a le plus souffert. La rampe de phares sur l'arrière de la cabine est fendue suite à des réceptions plus que hasardeuses, et la carrosserie est marquée de plusieurs impacts, mais aucune fêlure.
Le châssis : aucun problème à déplorer. Bien que de conception très similaire au Baja King notamment du point de vue des triangles, la fixation du pare-chocs avant se fait par le dessous et sert de renfort à cette partie du châssis.
Le reste n'est que de l'usure normale : les picots des pneus arrière notamment sont sérieusement entamés. En revanche, le pignon moteur d'origine (18 dents) est bon pour la poubelle : les dents ne sont plus que de la fine dentelle tellement il est usé. Encore quelques sorties et il est probable qu'il serait passé en mode "chauve". Pour la peine, je l'ai remplacé par un pignon de 20 dents tout neuf.
Car à l'usage, et surtout en utilisant d'autres modèles, je me suis aperçu que mon Blackfoot était lent. Notamment en ligne droite où il atteignait très rapidement sa modeste vitesse de pointe. D'où le passage à un pignon de 20 dents et la découverte de l'état de celui d'origine.
Dans tous les cas, le bilan pour ce modèle est extrêmement positif. Hormis la carrosserie (on pouvait s'y attendre), c'est un engin très robuste qui ne nécessite aucune maintenance. Jamais la moindre mauvaise surprise que ce soit en branchant le pack d'accus ou en cours de session : le Blackfoot Xtreme encaisse pratiquement tout, en tout cas dans l'utilisation que j'en ai. Pour résumer, il correspond tout à fait aux promesses de la boite : d'extrême, il n'en a que le nom. Certes, il pourrait encaisser des moteurs beaucoup plus velus, mais je ne suis pas de ceux qui prennent plaisir à exploser un modèle à la réception de sauts de plusieurs mètres de hauteur.

Le terrain était bien boueux (juste après une averse) : je me suis bien amusé, et tout autant à nettoyer ensuite pendant plus d'une heure 
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Première publication : 08 janvier 2007 Dernière modification : 05 août 2009 |